Carnet de route
Le Col de Crous
Le 18/01/2026 par EVE Denis
Compte‑rendu — Sortie raquettes (Hameau de Roya → Col de Crous)
Seize participants se donnent rendez‑vous ce dimanche matin à Saint‑Martin‑du‑Var.
Toutefois, une question demeure : ira‑t‑on ou n’ira‑t‑on pas fouler le terrain enneigé aujourd’hui ?
La météo annonçait 20 cm de neige, mais qu’en est‑il réellement tombé ?
Le bulletin avalanche indiquait un risque 4 et, effectivement, déjà sur le parking, ça part dans tous les sens…
Après un échange avec le groupe sur les mesures de sécurité à respecter lors de cette excursion, treize participants se dirigent vers le petit hameau de Roya, en Haute Tinée.
En montant la route étroite, nous croisons le chasse‑neige, ce qui nous permet d’atteindre le parking sans difficulté. La neige est bien présente sur les hauteurs. Annie, Gaby et Denis décident néanmoins de chausser les raquettes en se disant « on y va et on verra ».
Jacques effectue le contrôle ARVA, puis le groupe prend le chemin en direction du col de Crous.
Le sentier est bien tracé jusqu’à la petite passerelle ; c’est ensuite que le crissement de la neige se fait entendre sous nos raquettes. Denis, Sébastien et Vincent M. tracent dans une poudreuse de plus de 30 cm par endroits — un régal — mais sur des zones où la neige est plus dure et glacée, la prudence reste de mise.
Un passage nous impose de nous espacer pour des raisons de sécurité ; après un bref regroupement, un second passage nous incite également à faire de même.
Toujours guidés par nos leaders qui se relaient, nous progressons dans cet univers uniformément blanc où l’on devine parfois à peine le relief.
De temps à autres, quelques rayons de soleil percent les nuages alors que Vincent M. termine la trace jusqu’au col de Crous.
À notre arrivée, le vent d’est, glacial, nous oblige à réajuster rapidement nos tenues. La crête ascendante vers le Mont Férant est complètement dénudée ; le froid et la brume nous incitent à en rester là.
La photo de groupe est vite prise et nous entamons la descente à la recherche d’un endroit pour nous restaurer, ce qui est rapidement fait.
Il n’y a aucun signe de vie autour de nous, comme c’est souvent le cas — nous sommes seuls, seuls avec notre petit encas qui nous fait du bien.
Même si l’on avait envisagé un temps de redescendre par la rive droite, le retour se fait par le même itinéraire, en appliquant les mêmes mesures de sécurité qu’à l’aller.
C’est finalement lors du partage du goûter près des voitures que les participants, par leurs sourires, témoignent du succès de la journée.
On reçoit déjà des questions du genre : « Y aura‑t‑il une sortie la semaine prochaine ? »





