Carnet de route
L'Autcellier
Le 15/02/2026 par EVE Denis
Nous hésitons : partir du Boréon pour faire le Lac Nègre ou bien de Valdeblore pour faire la crête de Margès ?
Finalement, le Mont Autcellier l’emporte.
Sur le parking de Saint‑Martin, Gabriel procède à l’appel : 20 participants sont en attente.
Cependant, une agitation passagère : Annie, toute désemparée, nous révèle qu’elle est partie ce matin plus légère que d’habitude — ses raquettes sont restées bien au chaud chez elle !
Sandrine, qui arrivait justement avec tout son matériel, propose aussitôt : « Si tu veux, Annie, je peux te prêter les miennes ! » Je suis un peu fatigué aujourd’hui ; comme ça je m’en retourne bien au chaud.
Et voilà que 19 participants prennent la route vers le petit village de Roure, dans la vallée de la Tinée.
Tout le monde s’active à préparer ses affaires juste en dessous de l’arboretum. Le soleil, déjà présent, nous promet une belle journée.
Denis décrit le déroulement : « Mont Autcellier en boucle de 14 km, avec un dénivelé positif de 1 100 m ; cependant, il faudra rester vigilant face à l’indice de risque 3 au‑dessus de 2 000 m. »
Tous écoutent attentivement les consignes, puis les groupes sont constitués : Denis guide en premier, Annie en second et Gabriel en troisième groupe.
Après le contrôle DVA, nous voilà tous sur la piste menant à la balise 241. Nous quittons la piste, que nous retrouverons au retour, pour prendre le sentier dans la forêt de mélèzes.
Il fait vraiment bon aujourd’hui et les premières couches de vêtements commencent à tomber.
Bien que la neige soit encore bien présente, nous ressentons déjà les prémices du printemps dans la douceur de la température.
Le sentier, bien tracé, facilite notre progression. Sébastien et Vincent M. profitent d’une embardée du leader pour prendre la tête du groupe.
Marcher dans le mélézin, savourer l’instant est une véritable récompense.
Nous arrivons à la balise 251 : dès lors, plus aucune trace n’est visible devant nous — le bonheur véritable. Quel régal de savoir que personne ne nous a précédés !
Il n’en a pas fallu plus pour voir Vincent M. et Sébastien se lancer dans cette belle neige poudreuse.
L’accès à la crête de la Clauetta nécessite de traverser un passage où la distance sera de mise, étant donné l’épaisseur de la neige au dessus : donc prudence.
Sur la crête, la trace est à faire ; Denis commence, suivi de Stéphane, puis nos deux traceurs reprennent la main et ne la lâcheront plus jusqu’au sommet du Mont Autcellier. Ils resteront mêmes sur cette crête parfois un peu plus raide, mais tellement attirante.
« Annie, Gaby, de Denis — m’entendez‑vous ? Nous venons d’arriver au sommet ! »
Annie répond assez rapidement : « Bien reçu, le groupe 2 est dans les traces et arrivera sous peu. »
Gaby dit que le groupe 3 restera finalement un peu plus bas et fera un aller retour après le repas, car Marie est en délicatesse avec une hanche.
Quel panorama ! Le blanc domine partout : à proximité, le plateau de Longon, la Gravière, les Cluots, le Dôme du Barrot ; au loin, le Mont Mounier et, plus encore, l’Argentera.
Les deux groupes se rassembleront pour un déjeuner convivial à la cabane du berger, située en contrebas du sommet. Quelques personnes seront attirées par le petit Pervoux, en aller‑retour avant la pause repas.
Descente par un petit vallon dans une neige exceptionnelle, légère et abondante, en direction du refuge de Longon, qui se dissimule sous une épaisse couverture blanche.
Nous poursuivons notre descente par le fameux passage de la cascade, connu pour son inclinaison, que nous franchissons sans difficulté.
S’ensuit le sentier qui longe en contrebas la crête de l’Autcellier ; nous le parcourons en restant vigilants quant à ce qui pourrait éventuellement nous tomber dessus. Après le passage de deux petites passerelles dans le bois de mélé, le groupe arrive dans le hameau de Rougios, qui dort au soleil et constituait jadis le grenier du village de Roure.
L’aventure se termine par la longue piste, non sans peine — nous marchons depuis maintenant plus de 15 km — pour retrouver Marie, Thierry et Gaby qui profitent du soleil près des voitures. Quoi qu’il en soit, ils auront parcouru 10 km avec un dénivelé de 850 m.
C’était sans compter, encore une fois, sur nos pâtissières pour les succulents gâteaux partagés, faits avec amour.
Cependant, selon Alain, le Mentonnais, il manquait pour accompagner ces délices… justes une petite 16...





