Carnet de route

Dimanche 5 avril 2026 - Chalets de Clapeyto et farandole de cols (17km/1100mD+)

Le 05/04/2026 par Vincent HERITIER

Rendez-vous 7h00 pour le petit déjeuner. Et dès 6h50, la salle de repas est sur le pied de guerre : nous sommes en avance, prêts à nous lancer dans la randonnée du jour prévu vers les chalets de Clapeyto. Ne sachant pas trop où se situe le terminus de la route des camping de Brunissard, nous nous retrouvons sur le parking du centre nordique, quelques centaines de mètres plus haut que notre gîte. Cette année, la route n’est pas dégagée. Nous découvrons un parking bondé : en effet, une course de ski-alpinisme se tient ici même en ce dimanche de Pâques. A 8h00 pile et après le contrôle DVA réalisé par Sébastien, les 3 groupes se forment et débutent la montée en direction de Pré Premier. Aujourd’hui, Sébastien étrenne ses galons d’initiateur stagiaire et mène la course en tête du groupe 1 sous la supervision de Vincent en serre-file du groupe de 6. Juste avant le Pré Premier, une falaise attire les regards des leaders, suite aux avertissements de Denis : l’an dernier, ces pentes subissaient des avalanches suite à un éboulement. Aujourd’hui, cette falaise est complètement sèche, rassurant nos meneurs. Le second pré est celui de l’Eychaillon où nous réalisons une première pause pour se protéger du soleil déjà fort. Nous découvrons le terrain de jeu du jour, cet immense cirque ouvert dans lequel nous allons évoluer, bien loin des vallons étroits de notre Mercantour. Progresser dans ces immensités rappelant les plateaux tibétains est un réel plaisir même lorsque la pente sous nos raquettes se relève, le temps de franchir un relief qui nous permet ensuite de dominer les Chalets de Clapeyto. Nichés à environ 2300m d’altitude, cet ancien emplacement d’estives est complètement désert à cette époque de l’année et les chalets sont recouverts d’une épaisseur importante de neige. Sébastien nous guide entre certains de ces chalets jusqu’à nous faire remonter un vallon. La neige y porte et nos raquettes mordent bien la neige avec ce bruit caractéristique d’une neige dure. Denis choisit un vallon parallèle situé plus au nord, plus direct.

 

Les 3 groupes se rapprochent du col de Pansier (2517m), premier col visé aujourd’hui. De loin, son accès n’était pas si évident, mais au fur et à mesure que nous nous en approchons, nous découvrons en fait une vaste plaine sous la ligne de crête du Pansier et en quelques zig-zag savamment tracés par Sébastien, le groupe 1 se retrouve sur la ligne de crête du col du Pansier, découvrant un nouveau versant et surtout la suite du parcours. En quelques minutes, le groupe 1 rejoint la Tête Noire (2587m) en même temps que le groupe 2 débouche en crête au Pansier. Pour rejoindre le col de Néal, nous allons devoir descendre la Tête Noire : une pente déversante et raide qui conduit nos encadrants à nous demander de troquer nos raquettes contre nos crampons. Emmanuelle, peu rassurée sera bien secondée par Vincent tandis que Sébastien montre la voie. Progresser en crampons demande quelques précautions bien rappelées par nos encadrants. Nous progressons plus difficilement au niveau du col de Néal, dans une neige déjà transformée. Tandis que Denis et son groupe chaussent également les crampons, le groupe 3 arrive au col du Pansier et le groupe 1 lorgne du côté du col du Lauzon, entre le Pic de Balart et le Pic des Esparges Fines : les flancs du premier nommé sont peu chargés en neige, ce qui incitent Sébastien et Vincent à se diriger vers ce 3ème col. La traversée est confortable et tout le groupe rejoint le col du Lauzon (2576m) pour midi où la pause vue sur le Monviso s'organise. Plus bas, le groupe 2 par l’intermédiaire de Denis, annonce son choix, celui de prendre la direction du retour pour ensuite tenter l’ascension du col de la Rousse. “OK, fais-nous une belle trace” répond Vincent qui repart avec son groupe après 31 minutes de pause repas.

 

Le groupe 2, suivi du groupe 3 commence la descente dans la combe du Peyron où une pente de neige molle occasionne quelques sessions de “culling”. Même Jean, le dernier homme debout, cèdera et glissera sur ses fesses, non sans esquisser un sourire de satisfaction après ce moment. C’est ensuite au groupe 1, dans les traces de franchir cette pente et rattraper les 2 autres groupes au pied du col de la Rousse. 100mD+ estime Jean-Marie, pour motiver les membres du groupe 2. Denis, relayé par Jean-Marie débute l’ascension du col. Là, le groupe 3 décide de descendre tranquillement vers le parking, bien échaudé par les températures printanières mais aussi par le dénivelé accumulé déjà conséquent et suffisant. Dans la montée, chacun trouve son rythme de progression mais les 1000mD+ déjà dans les jambes et le repas sur l’estomac nous font tirer la langue. Nous arrivons un par un au col de la Rousse (2515m) où nous rencontrons signaleurs et bénévoles de la course de ski-alpinisme avec le passage du dernier duo mixte. Un panorama extraordinaire s’offre à nous, une belle récompense que chacun savoure le temps de reprendre son souffle et de faire une photo de groupe. La descente est fluide sur une neige qui porte malgré la température. Quelques rares coulées en poire de neige lourde se dessinent sur les pentes les plus raides. Nous rejoignons le groupe 3 qui patiente à Pré Premier, et tous ensemble nous reprenons la piste. La journée des 4 cols se termine, nous sommes tous bien content de retrouver le gîte après cette longue sortie. Les discussions vont bon train autour d’un verre où nos encadrants exposent la sortie prévu le lendemain. Le repas se termine avec la dégustation d’un limoncello maison de Jean, citrons de Menton s’il vous plait.

 






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